• 21/01/21 - Les Héros sont fatigués !!!

    Par C... Duchoy le 15/01/2021

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  • Depuis mars 2020, les hôpitaux sont en tension permanente, les soignants, mais aussi tous les intervenants sociaux et médico-sociaux font face à la crise sanitaire sans moyens supplémentaires, alors qu'il y avait déjà  pléthore de revendications bien avant la pandémie.

    Á la guerre sans protection…

    Il a été demandé aux soignants, dès Mars 2020, d'aller au front de la « guerre » alors même qu'il y a avait une pénurie de matériel (masques, gants, surblouses…). 

    Tout un élan de solidarité s’est alors dessiné : dons de matériels (gants, masques) par des entreprises, des vétérinaires, fabrication de respirateurs en urgence, dons de victuailles pour les soignants, des petites mains couturières et bénévoles, pour fabriquer au plus vite masques et surblouses, pour soutenir ces « Héros » décrétés ainsi par Jupiter, promettant des moyens futurs, « quoiqu’il en coûte » !…

    Les applaudissements de remerciements venant signifier toute une considération pour ces « héros » du front envoyés au casse-pipe et, des décès de soignants, il y en a eu.
    Certes, certains ont eu cette prime promise, mais pas tous !… la façon dont elle a été distribuée, à certains et pas à d’autres, de façon inégale selon les départements, a semé la division et l’injustice parmi ces « Héros »… qui pourtant étaient tous logés à la même enseigne.

    Par ailleurs le risque pris de se rendre au front sans protection, a exposé bon nombre de soignants qui, de n'être pas décédé fut néanmoins exposé au virus au point de l’attraper avec des formes conséquentes nécessitant des soins au long cours. Il avait été promis que dans ce cas, la maladie professionnelle serait reconnue.

     

    Retour sur la période d’avant guerre…

    Nous savons après-coup à quel point cela est la résultante d’une très mauvaise gestion gouvernementale dans la suite même d’une politique de négligence des dispositifs de soins rattachés au Service Public. Politique de regroupement de moyens avec appauvrissement des services de proximité (fermeture des hôpitaux de proximité), fermeture de lits (ce qui provoque de nombreuses périodes de mise sous tension des services hospitaliers bien avant le Covid), baisse des effectifs (ce qui génère des rappels sur repos et heures supplémentaires, par manque de personnel), provoquant aussi une plus grande fatigabilité et davantage d’arrêts et d’accidents du travail. Manque de matériel, bricolage pour faire avec ce que nous n’avons pas. 

    Cette politique de vouloir toujours pousser les hospitaliers, mais aussi tous les services à la personnes, de faire toujours plus avec toujours moins, trouvait déjà sa limite avant la pandémie. C’est d’ailleurs pour cela que différents collectifs ont vu le jour en 2019 notamment, le Collectif Inter-Urgences, le Collectif Inter-Hôpitaux… qui ont fait leurs, les revendications qu’énonçait déjà la CGT depuis des années.

     

    L’épidémie : un prétexte ?

    Aujourd’hui en faisant une rétrospective sur l’année 2020 et les conséquences des choix politiques menés par ce gouvernement, nous constatons :

    • que les vagues Covid sont les nouveaux noms des périodes de l’hôpital en tension ;
    • que les administrations en ont profité pour passer les services d’office en 12h : ce changement organisationnel allant toujours à l'économie, empêchant par là des recrutements EPT, générant ainsi plus de fatigabilité ;
    • que les moyens supplémentaires promis n’ont pas été donnés : pire, depuis mars 2020, des lits sont encore régulièrement supprimés jusqu’à ce jour alors que les manques de moyens sont criants ;
      Fermetures de lits à l’hôpital : l’inquiétude remonte chez les soignants - Le Monde 28/12/2020
    • que la maladie professionnelle ne sera reconnue pour les soignants ayant contracté le Covid au printemps, alors qu’il était envoyé au front sans protection, que s’ils ont été hospitalisés pour une forme sévère en réanimation ou intubés/ventilés ; les autres pourront garder les séquelles et soins au long cours sans reconnaissance aucune d’avoir été jeté au front sans protection !
    • que la maladie professionnelle ne sera reconnue — pour les soignants ayant contracté le COVID au printemps, alors qu’ils étaient envoyés au front sans protection — que selon 2 conditions (réunies) :

                  • leur contamination au COVID-19 a eu lieu dans le cadre de leur travail ;

               • leur contamination au COVID-19 a entraîné une affection respiratoire grave avec recours à l’oxygénothérapie ou toute autre forme d’assistance respiratoire.

    Covid-19 et prise en charge en maladie professionnelle : ouverture de la déclaration en ligne - Ameli.fr

    Tous les autres contaminés, pourront garder leurs séquelles et soins au long cours sans reconnaissance aucune, d’avoir été jetés au front sans protection !

    Ainsi nous constatons que la contraction du COVID au printemps, par les soignants, ne sera pas, pour la plupart d’entre eux, reconnue en terme de maladie professionnelle. Les administrations elles-mêmes rechignent à cela en disant « mais comment pouvons-nous être sûrs qu’il.elle l'a attrapé au travail ? » !!!!!
    D’ailleurs à ce jour, bon nombre du corps médical dont certains médecins du travail notamment rechignent eux-aussi à émettre les accidents du travail, lorsque les agents ont été dépistés COVID. Combien ont-ils dû aller travailler en étant COVID+ asymptomatiques ?
    Une honte, lorsqu’on connait avec quelle insistance ces mêmes administratifs ont lancé des appels à tout va, au bénévolat même, lors de cette période et lorsqu’on connait la hauteur des dons d’investissements qu’y ont laissé les « Héros » qui ne l'ont pas fait par volonté d’en être, mais par conscience professionnelle !

    • que ce que propose le Ségur de la Santé en terme de réponse de l’Etat aux manques criants des soignants face à cette crise, est très loin des beaux discours printaniers (raison pour laquelle la CGT n'a pas signé cet accord inacceptable !) et n’apporte rien de conséquent quant aux nécessités du terrain :

                  • hausse du nombre de lits d’accueil (moyens matériels)

                  • hausse des effectifs (moyens humains)

                • dégel du point d’indice des grilles salariales, bloquées depuis 2010 !!! ce qui signifie aucune évolution des salaires depuis 10 ans.
    Ainsi, pour exemple, une aide-soignante gagne au bout de 9 années d’ancienneté, 1621€ brut, soit 1378€ net !… 

                     • Reconnaissance sociale, professionnelle et économique des professions de soins

              • Promotion de nouvelles méthodes de management bienveillant et non délétère comme cela est trop souvent. Les soignants veulent avoir à faire à des Directions humaine des ressources gérant avec égalité les agents et non par favoritisme.

     

    Plus largement, l’agitation de la peur par les médias en annonçant des chiffres qui, remis à l’échelle ne signifient aucunement qu’il y ait épidémie, nous font poser la question de savoir si, cela n’arrangerait pas ce gouvernement qu’il en soit ainsi ?…
    Nous remarquons que depuis le printemps, il y a un profit du patronat et des administrations en terme de rétrécissements des conquis sociaux et plus largement au niveau gouvernemental, il y a une main-mise évidente sur nos libertés, en mettant un gros couvercle sur les grognes sociales.

    De plus, depuis le printemps, nous voyons nos libertés se réduire telle une peau de chagrin, d’autant plus avec cette nouvelle loi sécurité-globale écrite par Alice Thourot notamment, députée LREM de Montélimar. Depuis décembre 2020, des comités de lutte manifestent tous les vendredis à 18h devant sa permanence, 8 Place du Théâtre Bâtiment A - 3ème étage 26200, Montélimar. 

    Entre le business des tests et celui des vaccins qui arrivent, sans compter les amendes relatives aux restrictions des libertés, impossible de ne pas y voir le Jack-Pot !

     

    Horizons contestataires et allongement des couvre-feux… coïncidence ?

    La question se pose. En effet, depuis décembre, sont annoncées 4 dates de rassemblements et manifestations :

    21/01/21 : les secteurs sanitaires et médico-sociaux qui demandent que soient entendues leurs demandes de financement pour un système de soins digne de ce nom !… Rappelons que nous avons un superbe système de soins qui est régit par le fonctionnement de la Sécurité Sociale, un bien commun solidaire.
    Cependant, rappelons aussi que depuis la mise en place de la T2A en 2006 par Jean Castex, la France est sortie depuis juillet 2019, du Top10 des pays européens ! Nous disons Stop à la marchandisation des soins, stop au profit : le soin, c’est de l’humain !

    26/01/21 : les Enseignants demandent aussi que soient respectés leur profession.
    Le budget alloué à l’éducation est loin de traduire une ambition éducative. De ce côté-là, il y a aussi un état de fatigue de tous les personnels jamais atteint, un épuisement dû à des années de dégradation des conditions de travail... Les personnels de l’Éducation expriment de fortes attentes et ont des revendications bien déterminées. Cependant, entre atermoiements et improvisation permanente, Jean-Michel Blanquer reste sourd à leurs aspirations et à leurs revendications. Alors qu’il y a urgence, il persiste à ignorer la situation dans les établissements pour les personnels et les élèves et poursuit sa politique destructive.

    28/01/20 : le secteur de l’Energie se mobilise pour dénoncer le projet Hercule, qui prévoit de scinder EDF en trois entités : une entreprise publique (EDF bleu) pour les centrales nucléaires, une autre (vert) cotée en Bourse pour la distribution d'électricité et les énergies renouvelables et une troisième (azur) qui coifferait les barrages hydroélectriques, dont les concessions seraient remises en concurrence sous la pression de Bruxelles.
    Ce projet consiste tout bonnement à privatiser l’énergie qui rapporte (pour donner les profits aux actionnaires) et de socialiser l’énergie qui coûte à savoir l’entretien du nucléaire : ce sont les contribuables qui payent l’entretien des secteurs les plus coûteux.
    Cette mobilisation vient dénoncer la braderie que fait encore Jupiter, en privatisant nos biens sociaux au profit des plus nantis.

    04/02/21 : c’est la Grève générale Inter-Professionnelle qui vient dire qu’il y en a marre de nous prendre pour des cons, en nous cantonnons aux champs du travail avec des droits bafoués et à l’isolement social, ne permettant plus à chacun de se ressourcer culturellement et humainement auprès d’amis lors de moments conviviaux.

    Alors évidemment, l’annonce du dimanche 10/01/21 de l’extension d’un couvre-feu à 18h dès le mardi 12/01/21 questionne… d’autant plus lorsqu’on examine les chiffes agités de la soi-disant pandémie : en effet, le ratio de 200 cas pour 100000 habitants… ça représente : 0,002% !!!!!!

    Par ailleurs, quand on accole les faits, à savoir que l’ARS ne veut pas que soient déployés plus de lits d’accueil, pour maintenir une activité (lucrative T2A) à la normale alors que l’hôpital (GHPP notamment) est en plan blanc et que par ailleurs pour cela on étend le couvre-feu… que devons-nous comprendre ?…

    Voilà les chiffres… donnés et connus : 

    Source : La Drome - Département ::: Statistique Coronavirus

    520560 habitants en Drôme
    D'après leurs données au 08/01/21 :

    •  424 décès
    • 1606 guérisons

    Soit 0.38% de la population recensée COVID, justifierait la situation de l’extension du couvre-feu ?!

    Nous vous laissons consulter les chiffres… 
    Statistique Coronavirus - Département La Drôme
    Pensez-vous que cela mérite l’avancée, l’étendue d’un couvre-feu ?…
    Le croyez-vous ?

     

    Gouvernement liberticide au profit des plus nantis…

    Le système T2A qui régit les hôpitaux, tant récrié, parce qu’il marchandise les soins a été mis en place en 2006 par Mr Castex lui-même… autant dire que le Ségur de la Santé est une belle foutaise !

    Ce gouvernement est en train de tuer les petites entreprises, les restaurants, les acteurs du spectacle et de toute la sphère culturelle. Il brade tous nos services publics en offrant aux actionnaires les secteurs qui rapportent et en laissant à la nation les frais d’entretien des secteurs les plus coûteux.

    Tous les gros groupes s’en tirent à merveilles, les actionnaires ont engrangés des profits plus que jamais. L’Etat vole au secours des plus nantis en laissant les plus démunis sans ressource. Ce n’est pas une déferlante de vague du Covid à laquelle nous avons en fait à faire, mais bien à un tsunami de faillites et de pauvreté.

     

    Ça suffit !…

    Le système T2A qui régit les hôpitaux, tant récrié, parce qu’il marchandise les soins a été mis en place en 2006 par Mr Castex lui-même… autant dire que le Ségur de la Santé est une belle foutaise !… qui ne remet rien en cause quant à l’origine du mal.

     

    Ce gouvernement est en train de tuer les petites entreprises, les restaurants, les acteurs du spectacle et de toute la sphère culturelle. Il brade tous nos services publics en offrant aux actionnaires les secteurs qui rapportent tout en laissant à la nation les frais d’entretien des secteurs les plus coûteux.

    Tous les gros groupes s’en tirent à merveilles, les actionnaires ont engrangés des profits plus que jamais. 

     

    CAC 40 : le monde d'avant continue à enrichir patrons et actionnaires - Libération - 22/06/2020

    Nouveau rapport – « Covid19 : les profits de la crise » - OXFAM France - 10/09/2020

     

    L’Etat vole au secours des plus nantis en laissant les plus démunis sans ressource. L’exemple récent d'un prêt garanti par l’Etat à Lagardère récrié dans sa gestion, mais dont les actionnaires tirent plus que largement profit. L’Etat, en l’occurence, c'est le contribuable.

    Le groupe Lagardère obtient un prêt garanti par l'État de 465 millions d'euros  La garantie de l'État couvre 80% du montant du prêt. - Le Figaro Economie - 03/01/2021

     

    Ce n’est pas une déferlante de vagues COVID à laquelle nous avons en fait à faire, mais bien à un tsunami de faillites et de pauvreté. Malheureusement, l’Etat par le truchement de ce gouvernement donnera toute facilité à ceux qui sont déjà bien lotis, laissant au bord du chemin et dans le désarroi les plus faibles.

     

    Ça suffit !…

    Quoiqu’il en soit, nous disons ça suffit !

    Les masques ne nous musellerons pas !

    Et dans la rue nous serons pour manifester notre colère face à cette gestion calamiteuse, mais peut-être finalement voulue… à notre détriment au profit des plus nantis.

     

    Rejoignez-nous pour faire savoir que nous ne sommes pas du bétail ainsi parqué. 

    Nous sommes la force de travail de ce pays, car sans nous, les actionnaires et les politiques ne peuvent rien… ils ne sont rien.

    Nous avons aussi le pouvoir d’achat, aussi petit soit-il ; car c’est à travers nos consommations que nous choisissons ce que nous voulons soutenir. Á chacun d’avoir la conscience de savoir ce qu’il soutient lorsqu’il achète telle ou telle denrée, tel ou tel objet de consommation.

    Nous avons sans doute plus de pouvoir qu’ils veulent bien nous le laisser penser. Á nous tous de savoir en faire bon usage.

     

    Le 21 Janvier 2021 : Tous ensemble 

    • 10h en ville pour dire nos revendications aux Institutions
    • 14h au Rond-Point de l'Hôpital, pour des retrouvailles autour d'un vin chaud et petit gâteaux.

     

  • 21/01/21 - Les HEROS sont fatigués - Recto

  • 21/01/21 - Les HEROS sont fatigués - Verso

  • Les HEROS essentiels de 2020 se donnent rendez-vous en 2021 ! - Tract Fédération Santé et Action Sociale

  • Flyer - 21/01/21 & 04/02/21 - Mobilisons-nous !

    Flyer - 21/01/21 & 04/02/21 - Mobilisons-nous !

  • 21/01/21 - Les Héros sont fatigués !!!

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